🖍 Jeffrey Lewis

« Dernière chose : il faut absolument aller voir et même revoir Jeffrey Lewis en concert, car son plaisir à se produire en live est hautement contagieux, et qu’il n’est pas du genre à traîner paresseusement la même setlist sur toute sa tournée sans se renouveler.»

C’est un peu ce qu’on pense, c’est Section26 qui le dit.

Eh oui Encore Jeffrey Lewis !
De deux choses l’une : soit vous avez déjà assisté à une de ses performances et vous savez pourquoi ça ne se loupe pas ; soit vous n’avez jamais eu la chance de voir ça et du coup, ça se loupe encore moins.

Unboxing Jeffrey Lewis, déballage et présentation. ⏯

1er épisode: https://www.foutraque.com/chronique_concert.php?id=259

Dernier épisode:

Le 17 mai 2016 aux Pavillons Sauvages, Jeffrey Lewis accompagné de son groupe Los Bolts avait une fois encore donné un concert d’anthologie. Les heureux présents ont arboré un sourire tout du long. En voyant cela je n’ai pas pu m’empêcher de repenser à la première fois que j’avais assisté à un concert de ce précurseur de l’anti-folk.
Ce lundi 13 octobre 2003, Jeffrey avait chauffé à blanc un (feu) The Gate (RIP) rempli à ras bord et mis tout le monde d’accord : nous venions de toute évidence d’assister à un mémorable concert d’un grand artiste en devenir. On ne saurait trop conseiller de se replonger dans ces souvenirs avec le chouette article paru dans Foutraque à l’époque, il y a 17 ans déjà…
Le 17 mai 2016 aux Pavillons Sauvages, c’était la septième fois que Jeffrey Lewis nous rendait visite ; à l’occasion j’avais écris ces quelques lignes : « Septième fois donc que La Chatte à la Voisine reçoit l’ancien petit prince de l’anti-folk newyorkaise devenu le digne héritier du roi Lou Reed. Ce coup-ci, il sera accompagné de son dernier groupe Los Bolts le 17 mai 2016 aux Pavillons Sauvages. A chaque fois que Jeffrey vient nous rendre visite, nous avons l’impression de retrouver un vieil ami. Lors de sa dernière venue en 2012, j’avais écrit ces quelques lignes :
« J’en entends déjà dire « Quoi !!! Encore Jeffrey Lewis !!! Ça fait mille fois qu’il joue à Toulouse !!! ». Ben oui la Chatte à la Voisine a encore une fois l’immense plaisir et honneur de recevoir Monsieur Jeffrey Lewis et ceci pour la sixième fois.
La Chatte et Jeffrey, c’est une grande histoire d’amour. C’est en effet à Jeffrey Lewis, alors petit prodige folk - que l’on situait alors entre Beck et Daniel Johnston - qu’est revenu l’honneur d’inaugurer le premier show organisé par la Chatte ; c’était au Gate et c’était il y a presque 10 ans.

photo de Jeffrey Lewis

Jeffrey Lewis à L’Ambassade en 2007 à Toulouse - © jean-jacques ader

Le Gate s’était rempli à ras bord et ceux qui venaient découvrir la sensation et figure de proue de l’anti-folk newyorkaise ont eu la chance d’admirer un talentueux songwriter et un fabuleux entertainer, illustrant parfois ses belles comptines à l’aide de ses BD géantes. Les bienheureux qui ont déjà eu la chance d’assister à un concert de Jeffrey Lewis voient de quoi je parle, les autres ont eu tort de rater ça mais ont une chance de combler ce manque le 21 mai 2012 au Saint des Seins. En plus de 10 ans d’activité (d’activisme ?) folk, Jeffrey a fait son petit bonhomme de chemin en publiant six albums sur Rough Trade Records. Il a non seulement su conquérir les foules mais aussi gagner le respect de nombre de ses pairs. Pour preuve, Jarvis Cocker dit de lui qu’il est le plus fin parolier de sa génération, excusez du peu. C’est vrai qu’il en faut du talent pour faire tenir l’histoire du communisme en une chanson (A Brief History of Communism) ou pour raconter son dernier bad trip sous acide sans tomber dans les clichés (The Last Time I Did Acid I Went Insane). Assister à un concert de Jeffrey Lewis, c’est un peu comme mater The Big Lebowski, on a beau l’avoir déjà vu, se douter de ce qui va se passer, on est toujours surpris et on trouve ça encore plus cool à chaque fois.

dessin de Jeffrey Lewis En 2003 ou 2004 au Gate…

Pour conclure, je me permettrai de reprendre quelques lignes datant de 2003, annonçant le concert de Jeffrey Lewis et devenues depuis le manifeste fondateur de l’association favorite des chatons : « Le concert de Jeffrey Lewis sera l'occasion d'inaugurer les activités de l'association La Chatte à la Voisine, nouvellement créée dans le but d'organiser des concerts d'artistes que l'on voit trop rarement, voire pas du tout, par ici ».
Alors certes six fois ça peut paraître beaucoup mais étant donné le Monsieur, son aura, sa gentillesse, sa musique et sa classe, c’est toujours trop rare et c’est pourquoi il y en aura surement une septième. »
A part les chiffres, pas grand-chose n’a changé. Le premier chef d’œuvre de Jeffrey Lewis, «The Last Time I Did Acid I Went Insane» (2001) est toujours aussi jouissif et son dernier album - le sublime «Manhattan» (2015) - ne l’est pas moins. Donc voilà, chose promise, chose due, Jeffrey Lewis pour la septième fois. Et vous aussi vous direz : the last time I saw Jeffrey, I went insane ! On se donne rendez- vous pour la huitième les kids ? »

Bonne nouvelle : la huitième c’est maintenant. Alors ok ce n’est pas très original et peut-être pas très sérieux, mais la Chatte n’a que 17 ans et elle attendra au moins sa majorité pour commencer à envisager de penser à être sérieuse et originale.
En attendant elle s’éclate aux concerts de Jeffrey Lewis… et elle a bien raison. Et vous ?
Attendrez-vous la neuvième pour découvrir ou redécouvrir la joie d’assister à un concert Monsieur Jeffrey Lewis, un artiste que l’on verra toujours trop rarement tant il a à faire partager.
A la dixième, promis on arrête et on rend la Chatte à la voisine (ou alors on fait The Black Keys !).

Fotomatic (Power post punk trio with attitude)

FO-TO-MA-TIC ! 4 syllabes - 4 flashs instantanés - 4 coups de baguettes !
On embarque dans un train à pleine vitesse, tempo 200 BPM, direction l’Angleterre morose, ses plages sous la pluie parsemées de verre brisé, ses Skinheads déprimés en mal d’amour blacklistés des pubs, ses Mods au look impeccable en redescente du weekend.
Pas le temps de tergiverser pour le power trio, le son est brut à la Buzzcocks, sans aucun arrangement superflu. Textes déchirants, Suites d’accords barrés qui prennent aux tripes, rythmique monolithique tendue à l’extrême, lignes de basses à la scie sauteuse, l’énergie du post-punk originel est délivrée lors de live “crash-test”. Du Do-It-Yoursel In-Your-Face


Participation libre et nécéssaire !


Les Pavillons Sauvages
35 Avenue Jean Dagnaux,
31200 Toulouse
Métro ligne B, arrêt Canal-du-Midi