🦄 The High Llamas

The High Llamas et leur leader Sean O’Hagan, l’un des maîtres d’oeuvre de la pop ciselée d’aujourd’hui, à l’écriture délicate et luxuriante, présenteront leurs chansons aériennes lors d’un concert proposé au Gate de Toulouse le mardi 10 novembre 2004.

photo de l'album des High Llamas

L’histoire des High Llamas commence avec l’irlandais Sean O’Hagan, qui après avoir travaillé avec Cathal Coughlan au sein du groupe Microdisney de 1980 jusqu’à leur séparation en 1988, sort un album solo intitulé High Llamas, dont le nom et la couverture viennent d’une photo de magazine d’une montgolfière victorienne. En 1992, O’Hagan forme The High Llamas et enregistre l’EP, Apricots qui se transformera en leur 1er album, Santa Barbara.

Avec leur second album, Gideon Gaye, The High Llamas rencontre la critique, qui les compare à Brian Wilson et les Beach Boys. Mais les influences de High Llamas ne s’arrêtent pas là et c’est à Steely Dan, Joao et Astrud Gilberto, mais aussi à des artistes plus électroniques comme Stereo lab et Mouse on Mars, que l’on pense quand on se plonge dans leur univers.

Avec Beet, Maize and Corn, les mélodies, les structures harmoniques et la douce beauté enivrante du style Sean O’Hagan demeurent omniprésentes, l’écriture et la production sont d’une facture radicale, délaissant l’électronique au profit d’un son plus organique, mettant la batterie en retrait pour laisser la part belle à l’acoustique des instruments à cordes. Beet, Maize and Corn est le nouveau manifeste d’un compositeur singulier qui marque la pop de son empreinte depuis plus d’une décennie. Le défi est ici relevé avec brio. En tirant l’eau de différents puits, on atteint une source un peu plus profonde. En ce début de 21ème siècle, The High Llamas se retrouvent propulsés un siècle en arrière, se fricotant aux songwriters pop américains (tels Gershwin et Cole Porter), aux impressionnistes français (Ravel, Debussy) voire même à Kurt Weill. Avec de telles références improbables, on peut tout imaginer. Figurez les membres du groupe en personnages dignes d’une petite ville américaine typique des années 50 qui se laissent entraîner par les Platters, Bobby Darin, The Flamingos, Frankie Avalon et d’autres encore sur la longue route poussiéreuse des standards.

Mais à l’écoute de cet album, vous n’entendrez pas ces influences juxtaposées à la manière d’un mix racoleur. C’est un long travelling qui nous est offert ici. Une souffle frais signé High Llamas.

Un souffle à savourer en live puisque le surdoué pop Sean O’Hagan et ses High Llamas seront à Toulouse pour un concert aussi rare que précieux.


The Gate
34 Rue des Blanchers
31000 Toulouse