🎁 The Wedding Present & Bellevue

The Wedding Present

photo du Wedding Present

“Près de 8 ans après leur séparation le groupe revient sur le devant de la scène, avec un nouvel opus Take Fountain (Talitres/Chronowax), sortie prévue le 15 février, et l’annonce de plusieurs tournées européennes. Composé à Seattle par David Gedge et Simon Cleave (guitariste de Wedding Present sur Saturnalia et avec Cinerama à partir de 1999) et produit par Steve Fisk (déja remarqué en tant que producteur de Nirvana, Soundgarden, Pavement, Low et les Screaming Trees, mais aussi de l’album des Wedding Present Watusi en 1994), Take Fountain est un album tendu, nerveux, mélodique,… une oeuvre dans la lignée des excellents George Best, Seamonsters et Hit ” www.talitres.com

Reprenant le créneau laissé vacant par les Smiths, The Wedding Present émerge, à Leeds, en 1985 sur les cendres éphémères des Lost Pandas. Composé initialement de David Gedge (chanteur), de Peter Solowka (guitariste), de Keith Gregory (bassiste), et de Shaun Charman (batteur), le groupe sort sur sa propre structure Reception un premier 45t, Go Out And Get \u2018Em Boy, limité à 500 exemplaires. John Peel en fera l’écho, et leurs permettra d’enregistrer une première session radio en février 1986.

Leur premier album George Best (en hommage à la star du foot) réalisé à nouveau sur Reception en 1987 fait des Weddoes (nom donné affectueusement par leurs fans) les chouchous de la presse anglaise. Ils sont dès lors reconnaissables entre 1 000 par leur pop frénétique et le timbre de voix unique de Gedge. Le groupe assoit sa popularité avec Tommy (1985-1987), une compilation de singles et de raretés qui se classe dans les chars indépendants. Elle sera suivie du Ukrainski Vistupi V Johna Peela, véritable ovni dans leur discographie. Ils enregistrent ici un disque plus conceptuel basé sur des samples de folk unkrainien. En 1989, Bizarro marque le retour d’un son plus familier avec un premier single Brassneck qui marquera le début de leur collaboration avec Steve Albini . Ce dernier, dans la lignée, produira entièrement le rugueux Seamonsters [US] en 1991. En 1992, alors que le vinyle se meurt les Wedding prennent le pari de sortir un 45t mensuel assorti d’une reprise en face B. Ils surprennent en reprenant entre autre Pleasant Valley Sunday de The Monkeys, Don’t Cry No Tears de Neil Young, le thème de Shaft d’Isaac Hayes… Le tout sera ironiquement recompilé en cd sur Hit parade 1 et 2. Après le départ de Keith Gregory parti fonder Cha Cha Cohen (collectif arty signé sur Chemikal Underground), le groupe revient avec Watusi en 1994, un clin d’oeil à la scène américaine d’Olympia. Participent à cet album Steve Fisk (producteur de nombreux artistes du label K records) et Heather Lewis (Beat happening). Le Wedding réalisera, en 1996 les singles Mini et Mini Plus suivis de l’album Saturnalia et du single Montréal en 97.

Mais David Gedge mettra les Weddoes de côté le temps de se consacrer à son nouveau projet les excellents Cinerama, épaulé par sa compagne Sally Murrell (premier album Va Va Voom en 1998).

Bellevue

Bellevue

Après de nombreux projets prometteurs, Florent (chant, guitare), Eric (basse) et Cédric (batterie) fondent Bellevue à Perpignan à la fin des années 90. Ils se tournent naturellement vers leur passion commune, la pop indé à guitares et avec le désir de chanter en français. Les références se bousculent mais juste pour montrer qu’on sait choisir son camp : Ride, les BooRadleys ou les doux-dingues Franck and Walters pour ce mélange d’insouciance, de légèreté et de mélancolie à l’anglaise et le rock américain des Pixies et Weezer pour leur énergie communicative.

Immédiatement repéré par le magazine Magic dès leur première démo, Bellevue enchaîne les petits concerts, multiplie les contacts avec des labels indés hexagonaux qui malheureusement n’aboutiront pas, apparaît sur des compilations et se retrouvent sur la scène du MCM Café à Paris en octobre 2000. Cette apparition remettra Perpignan sur la carte du rock made in France, du moins pour les spectateurs présents ce soir-là (et bien avant le trois-quart aile de la chanson française Cali).Aujourd’hui, après ces premiers mois mouvementés et une semi retraite musicale au bord de la mer, Bellevue a peaufiné son style en ajoutant un zest de rock français (Noir Désir, Taxi Girl) dans son cocktail british de noisy-pop nerveuse. Guitares tendues, rythmique vigoureuse, textes soignés, pas de prétention déplacée ni de pose, la musique de Bellevue touche par sa sincérité. Ce groupe attachant, trop rare en concert, est à découvrir absolument.[>


Les Marins d'Eau Douce
Place Canal
31520 Ramonville Saint Agne